Comment se faire du bien coûte que coûte lorsqu’on est au plus mal

Ceci fait suite à l’article « Bien-être : le casse-tête du « bon » moment » que vous pouvez lire ou relire en cliquant sur le titre. Nous avons vu ensemble à quel point il était dur d’œuvrer à son développement personnel lors de deux extrêmes : le « tout va bien », ou le « tout va mal ». Précédemment, nous avons étudié le « tout va bien ». Aujourd’hui, jetons un œil plus attentif au « tout va mal ». Je rappelle la nature du paradoxe : quand est au plus mal, vraiment au plus mal, c’est là qu’on aurait le plus grand besoin de soins (magnétisme, méditation, ou toute autre pratique). Seulement, on est si déprimé ou angoissé qu’on en est incapable. Tantôt on s’en croit incapable, et lorsque l’on tente au final on y arrive. Tantôt, on peut tenter cent fois qu’on échouera cent fois.

Que faire alors ? Comme toujours, il n’y a pas de solution miracle. Quand on analyse le problème en détail, on s’aperçoit qu’effectivement, il repose sur une certaine logique. Il vient en effet du mental, de l’esprit primaire : et le mental suit des schémas logiques ! Le propre du développement personnel est justement de « casser » la logique primitive afin d’amener dans l’existence des éléments auxquels on n’aurait pas songés en premier lieu. Voici quelques conseils afin de contrer ce fameux paradoxe :

Tout va mal : oui, MAIS je peux me faire du bien coûte que coûte

Si vous êtes parfois dans un état où vous ne parvenez VRAIMENT pas à débuter la moindre activité de bien-être, je conseille de savoir lâcher prise. Bien sûr, un exercice de respiration, de relaxation ou autre serait idéal : seulement si vous n’y arrivez pas, sachez mettre tout cela momentanément de côté. On distingue généralement 4 moyens pour s’en sortir, qui chacun mériterait un article entier au minimum (c’est du reste en préparation).

se-reconstruire

4 méthodes anti-déprime qui marchent

– Laisser son mal-être libre et sans entrave ( ! )

Se faire « du mal » un bon coup pour pouvoir remettre les batteries à zéro et redémarrer sur de meilleures bases. Attention, il ne faut pas le faire n’importe comment, ni avec n’importe quoi ! S’il s’agit d’être ivre-mort, de conduire trop vite ou de se mettre en danger (soi, ou autrui), c’est bien évidemment fort déconseillé. Par contre, il arrive qu’en s’abrutissant le corps et l’esprit un bon coup, on parvienne le lendemain matin à reprendre une journée plus paisible. C’est difficile à comprendre, et c’est même un peu un « anti-conseil » comparé à ce qu’on lit habituellement, mais cela peut fonctionner. Par « se faire du mal », on parle donc plutôt d’éléments tels que : rester affalé dans le canapé, grignoter un peu n’importe quoi, rester hirsute et débraillé, regarder la télé des heures de suite… Autrement dit, des choses peu saines mais qui ne prêtent pas réellement à conséquence. En procédant de la sorte, on laisse son mal-être s’exprimer pleinement pendant un temps court et intense, et en fait on se sent bien mieux après. Cette solution un peu spéciale n’est pas pour tout le monde ! Elle peut vous convenir, ou au contraire n’être pas du tout pour vous.

– Laisser une pleine place… au vide

Ne rien faire permet de se recentrer, presque sans s’en apercevoir. Un matin, vous vous éveillez en état de forte angoisse ou déprime. Sortir, appeler des gens, travailler ? Vous n’y parvenez pas. Lire, voir un film, communiquer ? Pas davantage. La moindre action vous semble impossible. Eh bien… mais c’est parfait. Si vous en avez la possibilité, ne faites rien. Laissez ce besoin de « rien absolu » s’exprimer totalement, sans chercher à le freiner. Vivez les évènements avec naturel : si votre Moi ne parvient à rien faire, c’est peut-être parce qu’il en a besoin.
Qu’est-ce que ne rien faire ? Sincèrement, c’est vraiment ne rien faire. S’asseoir ou s’allonger, et se contenter de respirer, yeux fermés ou yeux ouverts. Ou bien faire quelques pas. Ce n’est pas si simple, et pas si dur. Souvent on s’en empêche, car lorsque l’on ne fait rien, on a tendance à culpabiliser. Ou bien on pense la chose impossible. Ou bien on se croit fou, marginal. Le plus dur sera de faire face à tout cela.

Dans un autre article, je faisais le lien entre le jeûne et la méditation. Ne rien manger, c’est laisser l’organisme se rafistoler et se reconstruire. Le corps élimine les toxines, digère, s’allège. Pour la méditation, c’est pareil, mais avec l’esprit. Le vide permet de se régénérer. C’est aussi simple qu’étonnant : après un gros moment de vide, on se sent mieux. Aussi, si vous ne parvenez pas à vous relaxer en posture du Lotus, contentez-vous de laisser le vide s’exprimer. Ne faites rien, ou le moins d’actions possibles. Le mental vous polluera un peu l’esprit, ce n’est pas grave, laissez-le passer. Une journée de vide (voire parfois plusieurs jours) permet de se remettre les idées en place et de repartir du bon pied.

– En profiter pour faire des tâches « idiotes »… autant qu’utiles

Lorsqu’on manque d’entrain et d’inspiration, on est un peu tel un robot. Comme une sorte de machine exécutant tel ou tel acte sans passion, de façon inerte. Cela peut être la période idéale pour exécuter toutes ces tâches « à la noix » qui vous barbent. Qui sont en retard, pour lesquelles vous n’avez jamais de temps. Classer la paperasse, faire du rangement, jeter des vieilleries… aérer le lieu de vie, nettoyer le sol, passer l’aspirateur… faire telle réparation que vous deviez faire depuis des mois… etc.
D’ici, ça semble un peu ridicule. Pourtant, cela fait un bien fou, on se sent formidablement mieux après. Et si vous ne vivez pas seul ou qu’on vous rend visite, votre entourage vous en sera reconnaissant. D’une façon plus générale, n’oubliez jamais : les tâches dites « ingrates » ou les « corvées » ont un apport parfois relaxant.

se-sentir-mieux

– Se programmer des bienfaits simples et banals

Vous ne parvenez pas à méditer ? Magnétiser ? Faire du Reiki ou du Pilates ? Qu’importe. Il y a bien d’autres activités, encore plus simples, qui peuvent vous être bénéfiques. Des activités qui ne sont pas « officiellement » classées Bien-être, et qui pourtant le mériteraient. Marcher / faire l’amour / s’occuper de ses enfants / faire la cuisine / courir / lire / regarder un film / dessiner / prendre l’air frais… Inutile d’aller chercher midi à quatorze heure. Visez le plus simple, le plus direct.

Testez ces 4 méthodes, et n’hésitez pas à me dire ce qui a fonctionné et moins fonctionné.

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