Réconcilier individualisme et altruisme : un cas concret

Se couper des ondes négatives, que ce soit via la pratique du magnétisme de bien-être ou via toute autre pratique, peut mener à un certain « égoïsme ». En fait, un certain égoïsme et individualisme est important dans toute existence. Le tout est de ne pas se laisser envahir par ces sentiments, qui peuvent bien entendu devenir des défauts.

Pour travailler à son bien-être sans s’isoler, on peut suivre les étapes que je propose. Si vous suivez bien ce blog, vous les connaissez déjà, elles sont à lire ou relire ici : « Est-il égoïste de se couper du mal-être des autres ? » puis « Comment se couper des ondes négatives en développant son altruisme ».

À présent, laissez-moi vous conter un petit témoignage personnel.

Homme réfléchissant

Positiver face au malheur du monde : un acte parfois difficile

Pendant bien longtemps, je détournais le regard, gêné et peiné, lorsqu’un SDF passait dans mon wagon de métro pour demander une pièce. Ce n’était pas du mépris, seulement je ne me sentais pas capable de partager quoi que ce soit avec lui : son malheur me dépassait. Son malheur me rendait trop malheureux pour que je parvienne à quelque chose, ne serait-ce qu’un regard !

Je ne m’en suis pas condamné, ni jugé. J’en prenais simplement acte, en me disant qu’il serait bon que j’évolue sur ce point. Travaillant jour après jour à mon évolution personnelle, j’ai effectivement évolué. Quelques temps plus tard, j’ai arrêté d’ignorer ces gens. Lorsque l’un d’eux entrait dans un wagon, je cessais de lire, d’écrire ou de dessiner. C’était ma façon de lui témoigner mon respect, un petit signe pour lui dire que je ne le méprisais pas, qu’il n’était pas invisible à mes yeux.

Ma situation financière s’étant quelque peu améliorée depuis, je me suis également mis à donner plus souvent une pièce, en fonction de mes moyens. Aujourd’hui, je me mets à discuter avec l’un ou l’autre, de temps en temps. Cela n’arrive pas encore très souvent, mais je sais que cela m’arrivera sans doute davantage les prochains mois.

Résumé des étapes pour réconcilier individualisme et altruisme

Quel est ce degré de compassion ? Est-ce beaucoup, est-ce peu ? Qu’importe. C’est beaucoup et peu à la fois, beaucoup par rapport à certains, bien peu comparé à d’autres. Mais là n’est pas la question. L’essentiel est d’avoir suivi les étapes nécessaires pour améliorer mon bien-être et ma compassion, tout en partageant un peu de ce bien-être avec d’autres. Pour être plus clair, voici les étapes que je pense avoir suivi :

esprit et mieux-être

– Tout d’abord, je me suis très « égoïstement » coupé de ces gens, car je ne me sentais pas capable de faire quoi que ce soit d’autre. Souvent, avant de prendre le métro, je créais (et crée) toujours une bulle imaginaire autour de moi pour me protéger des ondes négatives.

– Cette protection magnétique et cet isolement m’ont permis de prendre du recul, de me sentir mieux. Je n’étais plus atteint (ou moins atteint) par le malheur des autres. Que ce soit celui des SDF mais aussi celui de tout un chacun, car dans le métro TOUT LE MONDE ou presque est stressé ! (Tout du moins à certaines heures).

epanouissement zen

– Ce recul et ce mieux-être a amélioré ma compassion. Je me suis mis à considérer davantage ces personnes. Auparavant, je les considérais également mais sans le montrer. Désormais j’étais capable d’échanger un regard, un sourire.

– Puis s’en est suivi ce que je vous ai conté. Je reste un hyper-sensible. Pour l’heure, je sais que si je rejoignais une association d’aide aux SDF, j’en serais rapidement dévasté. Mon degré de compassion n’est pas encore capable d’aller jusque-là. Je ne m’en juge pas, je ne m’en culpabilise pas ! Cela évoluera petit à petit.

Voyez-vous comment cela fonctionne ? On s’éloigne d’une situation afin de mieux y revenir et de mieux lui faire face. Cet exemple peut s’adapter à de très nombreuses autres situations. Face à un collègue stressant, coupez-vous de lui. Sentez-vous mieux, prenez du recul. Puis, revenez peu à peu vers lui et souriez. Non pas pour vous défendre, mais pour tenter de l’apaiser un peu. Donnez-lui ce que vous pouvez lui donner. Si c’est seulement un sourire ou une parole aimable, c’est déjà très bien.

Adaptez ainsi le schéma décrit à la situation qui vous concerne.

Je ne prétends pas que ce schéma peut s’appliquer dans absolument toutes les situations. Ceci dit, il vous permettra d’améliorer peu à peu votre bien-être et votre altruisme.

Cet article a 3 commentaires

  1. Sonia Vega

    Ai vécu une expérience similaire. Ce qui a créé le déclic (le « décoinçage ») est un sdf, lui-même, qui m’a donné dans un supermarché une pièce de 20 cts qui me manquait pour payer ma bouteille d’eau à la caissière.
    Je n’ai jamais oublié son geste, moi qui les sous estimais!
    Il m’est arrivée de rendre la pareille et chaque fois je le fais en souvenir de cet homme.

    1. admin

      Cet homme qui vous a dépanné ce jour-là a créé, sans le savoir, une belle réaction en chaîne !

    2. CACHERA

      merci pour ce témoignage, bel exemple pour illustrer le thème abordé dans le sujet : réconcilier individualisme et altruisme. c’est à mon avis simple et facile à faire.

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