Pourquoi prendre le temps d’apprécier un élément en décuple sa force

Je vous parlais il y a peu de l’importance, entre autres, de « rendre grâce ». C’est un point si essentiel que j’aimerais y revenir afin de l’approfondir, et de l’illustrer par quelques exemples. En fait, nous allons voir qu’il peut s’analyser de façon très scientifique.

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L’assimilation des aliments

Vous avez faim. Vous pouvez manger n’importe quoi à la va-vite, en pensant à autre chose, en continuant par exemple de travailler, ou bien en tapotant sur votre téléphone mobile. Et vous aurez peut-être l’impression de bien vous nourrir, car vous aurez de la nourriture de qualité ! Qui sait, peut-être un plat bio, une entrée de restaurant, des fruits et légumes frais et de saison… Seulement, la nourriture, il faut également l’ingérer, l’assimiler, l’intégrer dans l’organisme. Or, cela ne se fait pas sans votre complicité. Pour bien assimiler, deux ingrédients sont capitaux :

. Mastiquer. Ne pas manger vite ! Donc, prendre son temps… cela tombe sous le sens.

. Être apaisé. D’accord, ce n’est pas toujours évident. Disons alors : accueillir la nourriture avec bienveillance, en considérant ce que l’on mange. Si on est stressé, se calmer au mieux.
Ceci correspond parfaitement au fait de prendre le temps d’apprécier le moment, et de lui rendre grâce.

Les résultats sont nombreux :

– On a besoin de moins manger, car la nourriture est mieux assimilée par le corps.
– On se fait une vraie pause, en se faisant plaisir.
– On a tendance à mieux choisir ce que l’on mange, à cuisiner, à éviter la malbouffe.
– On digère mieux, et de fait on est plus à même d’être de nouveau dynamique dès la fin du repas, sans fonctionner au ralenti les deux prochaines heures durant.

La nuptialité

Attention, ça ne fonctionne pas à tous les coups ! Prendre son temps, travailler sur son bien-être, n’est qu’un facteur. Un facteur important, cependant. Lorsqu’on veut faire un enfant, il est inutile d’en faire toute une histoire. Pour tout dire, je me demande même si plus on en fait un projet énorme, moins ça fonctionne. J’ai plusieurs exemples de personnes qui ont été « obsédées » par ce projet, ont mis en place des tas de moyens (inséminations…), et qui au final y sont parvenus naturellement, au moment où ils n’y croyaient plus, au moment où ils s’y attendaient le moins.

Le lâcher prise est un ingrédient, mais c’est également le fait de vivre l’amour pour l’amour. Prendre le temps de faire l’amour lentement, lorsque chacun le sent, sans chercher à exécuter des « performances », sans tenter d’atteindre nécessairement l’orgasme à chaque fois. Ainsi, on développe peu à peu plus de tendresse et de sensualité, et les rapports sexuels en deviennent plus harmonieux. Ainsi, il arrive que l’enfant désiré finisse par arriver bien plus simplement qu’on ne le pensait.

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La pause

Comment répartir une journée ? Comment trouver une transition entre un acte et un autre ? (Par exemple : entre l’acte de travailler et celui d’être avec son conjoint). La transition est d’autant plus importante que s’en passer risque de mélanger les éléments entre eux. On se met à penser au travail lorsqu’on est chez soi, à songer au week-end quand on est au travail… Bref, on est de moins en moins dans l’instant présent, toujours plongé ailleurs dans l’espace ou le temps.

Prendre le temps d’une pause, et prendre le temps d’apprécier cette pause renforce les temps d’activités. Dès qu’on est de nouveau actif, on a davantage d’inspiration et d’énergie. Le souci est qu’on a tendance à considérer nos journées par un regard stakhanoviste. Il FAUT passer tel nombre d’heures au travail, tel nombre d’heures à telle autre activités dans la semaine, etc. En retirant le côté quantitatif pour préférer le côté qualitatif, on s’active plus efficacement, et dans un plus grand bien-être.

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La communication

La communication est peut-être un des éléments les plus complexes de l’être humain. Ou l’un des plus flous. Il suscite nombre de mésententes et d’incompréhensions. Mais surtout, bien souvent, on a le sentiment de ne pas être écouté. De parler dans le vide, du moins à certains moments et avec certaines personnes. Pour avoir des chances de se comprendre, il y a des bases à respecter. L’une d’entre elles : prendre le temps. Prendre le temps de considérer l’autre, de l’écouter, de considérer son propos. Prendre le temps d’apprécier ce qu’il dit plutôt que se lancer immédiatement dans une mésentente ou un débat contradictoire. Savoir faire preuve d’empathie, savoir se placer du point de vue de l’autre afin de s’enrichir l’esprit. Si on réagit vivement dès que l’interlocuteur a terminé sa phrase, on risque de parler sans réfléchir.

Autrement dit : il faut prendre le temps d’apprécier. Puis de rendre grâce pour le moment passé avec cette personne : ne pas hésiter à la remercier pour l’échange.
Est-ce que cela vous permettra de communiquer parfaitement ? Sans doute pas. Bien des incompréhensions subsisteront certainement. Mais vous communiquerez mieux, comprendrez mieux autrui et saurez mieux vous faire comprendre.

À vous de vivre ces exemples, mais également de vous en inspirer afin d’appliquer le même schéma à bien d’autres cas. Comme vous pouvez le constater, la technique est simple autant qu’efficace. Alors pourquoi s’en priver ?

Post Scriptum :
S’il n’y avait qu’un élément à retenir de tout cela, ce serait le suivant : prendre le temps de considérer ce que l’on vient de vivre. Exemple : à la fin d’un échange, prendre quelques secondes pour apprécier le fait d’avoir eu cet échange. Après un repas, prendre un instant pour apprécier le faire d’avoir vécu ce repas. Vous verrez, cela peut changer la vie !

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