Protégé : « Au-secours, tout va trop vite ! » Plaidoyer pour une vie plus paisible

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Une réponse

  1. Je découvre petit à petit les articles et oui, on vit dans un monde speed mais oh combien intéressant et surtout oh combien valorisant et valorisé et c’est là qu’on s’aperçoit que le serpent se mord la queue… Une vie trépidante, une fonction valorisante, couver le sentiment d’être indispensable, up to date, c’est évidemment merveilleux, sauf qu’on perd petit à petit le sens des vraies valeurs! A force d’avoir, de savoir, de paraître on oublie d’être; or celui-là, on ne le trouve qu’au moment où tout ce qui précède s’arrête, que ce soit par choix ou parce que la vie l’impose. j’ai trouvé la solution sans même me rendre compte qu’il y avait un problème; j’ai déménagé pour aller vivre avec l’homme que j’aime, pas très loin, 120 kilomètres, mais suffisamment pour que j’abandonne mes mandats d’élue locale et les cours de yoga que je donnais…
    Je ne réfléchis pas aux conséquences de mes actes; je fais ce que mon cœur me dit et je réalise ensuite l’ampleur du défi; je vis dans un merveilleux petit village de 300 habitants; la maison est en chantier un peu partout, j’ai appris à me chauffer au bois, dès le printemps j’entretiens un grand potager sans mécanisation; physiquement, le corps est soumis à des efforts puissants, le mental vit au rythme des saisons, l’amour propre a retrouvé une dimension aimable (c’est le sentiment de ne pas être reconnue qui lui a le plus pesé); il y a pire, internet est aléatoire je dirai; en zone blanche, donc pas d’opérateur historique, on vit au rythme des pannes et de la hotline intermittente. Plus d’un mois sans internet de manière récurrente!! Il y a un sevrage pénible de presque deux semaines où les membres de la famille errent à la recherche d’une autre béquille ou appuyer leur mental incapable de ne rien faire. J’en ai même ressorti mes aiguilles à tricoter, au placard depuis 35 ans… Et on retrouve le plaisir des repas préparés en commun, des discussions qui se prolongent tard. Depuis nous avons changé d’opérateur et internet fonctionne beaucoup mieux; hélas; et oui j’y passe du temps, mais j’ai l’impression de vivre plus intensément, d’être pleinement présente et bien plus attentive aux besoins de ceux qui m’entourent quand il ne fonctionne pas. Je n’ai pas encore résolu ce que je ressens comme un malaise de plus en plus gênant. J’attends de voir ce que la vie va me proposer pour y arriver, elle a beaucoup plus d’imagination que moi! En attendant je serai prête à la rentrée scolaire pour ouvrir un cours de yoga collectif parce que j’en ai envie; et des cours individuels parce que j’ai la place chez moi pour le faire et que la pièce dévolue est terminée ou presque; et des soins de bien être que je proposerai également à titre gracieux; je ne suis jamais à l’aise quand il faut parler d’argent donc je donne; je n’irai pas contre nature là non plus, chacun fait comme il l’entend; et je sais également que la gratuité est très mal perçue par les autres thérapeutes ou enseignants de discipline quels qu’ils soient mais j’ai maintenant grandement l’âge d’assumer (enfin) mes positions. Le commentaire est un peu long, désolée ^^

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