Méthodes d’alimentation (bio, AMAP…) : 5 idées reçues à déconstruire

Comme certains d’entre-vous le savent, j’ai totalement changé mes habitudes alimentaires (avec parfois quelques rechutes… qui deviennent rares). Á force de tester et de me renseigner, je me suis éloigné des habitudes alimentaires classiques, qu’on recommande dans les supermarchés ou les publicités (exemple : « du lait le matin »). Cependant, je commence à avoir des doutes sur certains naturopathes, et gourous de l’alimentaire. Dans cet article, je propose une réflexion sur 5 idées reçues.

1 – Faut-il ne jurer que par l’alimentation vivante ?

L’idéal serait d’avoir un parc avec des plantations de fruits et légumes suffisantes pour toute l’année, ainsi que des poules, des vaches, cochons et brebis. Bien peu de personnes ont cela… Alimentation vivante, oui pourquoi pas, au possible. On peut également, par exemple, fabriquer ses pots pour l’hiver : on le fait chez moi avec des légumes de très bonnes qualité, et le tout est très riche et nutritif. Mieux vaut également aller au marché une à 2 fois par semaines plutôt que d’acheter des boites de conserve. Au-delà, inutile d’aller dans les extrêmes. De tout temps, l’homme a conçu des techniques de conservation de nourriture. En fait, depuis que l’homme a cessé d’être un animal. Seuls les animaux ne consomment que de façon 100 % directe (ils croquent directement dans le fruit à l’arbre, ou bien directement dans l’animal). Il ne faut pas consommer que du conservé, mais il paraît bien futile (utopique ?) que ne consommer que du frais.

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2 – Ne faut-il consommer que du bio ?

Si votre pouvoir d’achat le permet, pourquoi pas ? Á vous de voir. Pour ma part, ce n’est pas du tout dans mes moyens. Dans les Biocoop, je vois parfois des pommes à presque 5 € le kilo. Ce qui revient à quasiment… 1 € la pomme ! (LA pomme, oui. Une seule et unique). Consommant régulièrement du bio, j’ai malgré tout des doutes sur tous les bienfaits que l’on évoque. Car je note :

. Que si des études démontrent les méfaits de la malbouffe, il n’y en a aucune (à ma connaissance) qui démontrent clairement ce qu’apporte le bio.
. Que le bio n’est pas exclu de pesticides. Eh oui, c’est une idée reçue ! Plusieurs d’entre-eux sont autorisés.
. Que le bio n’est pas forcément l’ami de la nature et des animaux. De grosses productions et de gros élevages existent, sans cela on ne pourrait en avoir dans les supermarchés et hypermarchés (qui ont tous aujourd’hui leur rayon bio).
Nota Bene : quelques éléments intéressants sur le sujet sont expliqués ici https://www.youtube.com/watch?v=3wCJeHL72zc
. Qu’il y a du non-bio meilleur que le bio. « Bio » ne veut pas dire forcément bon et naturel. Il s’agit simplement d’une terre n’ayant à priori pas eu de traitement chimique depuis un certain nombre d’années, et dont la culture interdit certaines pesticides. Pour avoir de la famille en Roumanie, j’y fait régulièrement venir des œufs et quelques légumes… En toute objectivité, c’est bien meilleur que tout le bio que j’ai pu manger jusqu’à présent.

…Je reste un grand consommateur de noisettes et d’amandes bio, entre autres.

3 – Est-il viable d’acheter directement au producteur local ?

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Tout dépend d’où l’on vit. Dans les grandes villes, cela me semble vraiment compliqué. En province, cela peut se faire. Attention : producteur local ou petite production ne veut pas forcément dire bon producteur. Tous les éleveurs et fermiers n’ont pas d’excellents produits à proposer. Donc, veiller à tester et à se faire sa propre opinion pour chacun.

Reste les A.M.A.P. et les cueillettes.
Une A.M.A.P. (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) est un pacte entre un producteur et un groupe de consommateurs. Chaque semaine, le producteur vient et vend directement au consommateur, qui aura réglé à l’avance par souscription. Avantage : cela se fait à la ville comme à la campagne, même à Paris ou Lyon. Pour celles que j’ai testé, je n’ai pas été convaincu. L’idée est que le producteur garde une meilleure marge en supprimant les intermédiaires d’accord : seulement, pourquoi est-ce alors si cher ? (Assez nettement plus cher que sur les marchés). Même prix avec meilleure marge pour lui, là d’accord, mais bien plus onéreux… Hem !
Par ailleurs on ne choisit pas ses fruits et légumes, c’est peu varié… et c’est parfois bon et parfois pas.
Une cueillette, c’est venir dans un champ spécialement conçu pour cela, se faire un panier et passer à la caisse. Concept sympathique, mais il faut généralement enchaîner pas mal de kilomètres pour s’y rendre. D’une part. Et d’autre part, on fait tout le travail des cueilleurs pour payer plus cher qu’au marché. (!?!).

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4 – Faut-il toujours manger à sa faim ?

Pas nécessairement. En fait, manger pleinement à sa faim a quelque chose d’artificiel. Si on prend le temps de vraiment manger (mâcher, respirer, y aller peinard et relax… tout ce qu’on ne fait pas aujourd’hui) on s’aperçoit que des repas moins garnis suffisent amplement. Et mieux encore, font du bien au corps et à l’esprit. On est trop dans l’idée : « je me fais du bien et je ne manque de rien, donc je mange en quantité ». Manger en quantité de temps en temps, oui bien sûr. Un bon gueuleton, un apéro, une pizza, un couscous… Seulement, ça ne doit pas être quotidien. Les jours « classiques », on peut quitter la table en ayant mangé modérément. Ce n’est en rien une souffrance, ça devient même vite un plaisir.

5 – Faut-il sucrer, saler, assaisonner autant ?

Il faut surtout redécouvrir le goût. Faites l’expérience, c’est tout simple ! Sucrez, salez un peu moins. Un tout petit peu moins… Puis, réduisez graduellement, semaine après semaine. Les assaisonnements, le fait de sucrer et de saler, tout cela est bon à prendre. Nous avons tendance à le faire en bien trop grande quantité, au point de ne plus pouvoir ressentir de goût qu’en mettant la dose. Assaisonnez toujours, tout en assaisonnant moins. Croquez dans un fruit ou un légume de temps en temps, vous verrez, un aliment de base se suffit très bien à lui-même.

Tout ceci n’est que l’état actuel de mes réflexions et peut être amené à évoluer. N’hésitez pas à me faire part des vôtres, ainsi que de vos expériences.

En savoir plus sur le sujet ? Lisez ou relisez « Habitudes alimentaires : 8 idées reçues de « l’alimentation saine ».

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