Guerres, faits divers… Pourquoi on aime quand tout va mal

Sommes-nous une société de masochistes ? Le sommes-nous nous-même, individuellement ? On peut décemment se poser la question. Il n’y a qu’à voir la façon dont les médias se ruent sur la moindre mauvaise nouvelle. Plus elle est dramatique, plus elle fait de l’audience, et même du « buzz ». Certes, les médias ce n’est ni vous, ni moi. Pourtant, si, un peu tout de même. L’audience des sources informatives généralistes (radio, télé, internet…), c’est nous qui la faisons.

Oh bien sûr, il existe des tas de ressources positives. Je suis certain que vous ne passez pas vos journées à vous lamenter et à craindre qu’une guerre s’enclenche demain. Que ce soit ce blog, les autres sites orientés bien-être, les sites spécialisés en informations positives (si, il en existe quelques-uns, comme par exemple positivr.fr)… Mais également les art et loisirs, les astuces pour mieux manger, faire du sport, être en bonne santé, jouer avec ses enfants etc.

mauvaises nouvelles

Il faut toutefois reconnaître plusieurs choses…

Trois points montrant que la société n’est pas (encore) en phase d’évolution personnelle

. Les ressources positives sont généralement des actions alternatives, individuelles et citoyennes. Elles viennent du peuple ! Qu’il s’agisse des associations, des thérapeutes ou des sites, c’est là que l’on trouve les vrais passionnés. Soit des amateurs ou semi-amateurs, soit des professionnels mais ayant débutés dans l’amateurisme.

. Les ressources positives, bien qu’en progression, ne représentent pas le gros de notre « consommation ». La masse préfère le négatif, c’est un constat étrange, et toutefois réaliste. Regardez les audiences des émissions abrutissantes, ainsi que celles passant leur temps à annoncer des guerres et drames divers. Regardez les livres retraçant des parcours de tueurs en série. L’audience est bien plus grande que pour le marché des ressources plus saines. Même la nourriture bio est moindre par rapport aux chiffres de la malbouffe.

dessin humoristique

. Les médias donnent aux gens ce qu’ils souhaitent voir, lire et entendre. C’est toujours le consommateur qui décide. Si la télévision diffuse énormément de temps d’antenne sur les arrestations policières, les crimes et les guerres, ce n’est pas par « méchanceté ». Les médias sont une ploutocratie : celui qui paye est celui qui décide, donc celui qui regarde.

Conclusion : OUI, on aime bien quand tout va mal.

« On », mais qui ? Certainement pas moi, certainement pas vous ? Ce n’est pas si sûr. Certes, il est possible que vous soyez bien moins porté sur les médias dominants que les autres. Le simple fait que vous soyez en train de lire ces lignes m’en donne l’intuition.

Cela n’empêche en rien que cet amour du négatif, nous l’avons tous en nous. Cela paraît absurde. En fait, pas tant qu’on ne le pense. Réfléchissez au mécanisme des nouvelles négatives. Qu’amènent-elles ?

. Une déculpabilisation : si telle ou telle chose va mal dans notre vie, au fond ce n’est pas notre faute puisque tout va mal.

. Une infantilisation : on se sent tel un petit être impuissant, ce qui est paradoxalement rassurant car on s’appuie alors sur d’autres (les « puissants ») pour résoudre les problèmes.

. Un assoupissement : au final, on est assez peinard ! Pas besoin d’agir. La conjoncture actuelle ne nous en donne pas trop les moyens.

Le mental nous pousse à la fainéantise, notre nature humaine est pleine de faiblesses et de défauts, rien de plus naturel. C’est bien pour cela qu’il faut sans cesse aller vers le bien-être et la réflexion (en magnétisant, ou par quelque autre méthode que ce soit) : car on n’y songe pas nécessairement naturellement ! Oui, le fameux « tout va mal ma bonne dame » a ce paradoxe d’être à la fois angoissant et rassurant.

Nous avons tous un peu les mêmes défauts, à différents niveaux. Cet attachement au négatif, je l’ai aussi, vous l’avez également. C’est pour cela qu’il faut vous analyser : réfléchissez bien à ce que je viens de vous écrire, et voyez à quels moments vous vous dirigez vers le négatif. Vous vous apercevrez que vous aussi êtes touché par ce vilain défaut, et serez alors à même de le combattre.

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