Se détacher de ses addictions : la « méthode inversée »

Pour vous expliquer ce que j’appelle la « méthode inversée », je vais vous donner deux exemples vécus qui vont sans doute vous faire sourire :

Mon attachement au Nutella et mon attachement à Facebook. 

🙁 ou :-), si vous préférez

Le (faux) paradoxe du praticien bien-être

Pas logique pour un magnétiseur, me direz-vous ? Vous savez, si je parle ici d’addictions, d’angoisses, de dépression ou de stress, c’est parce que j’ai vécu tout cela. Vous retrouverez ce passé chez de nombreux praticiens de bien-être (amateurs ou pros), car généralement on ne se tourne pas vers le monde du bien-être par hasard : on s’y tourne parce qu’on en a besoin !

geek informatique

J’admire ceux qui ont presque toujours été relax et bien dans leur peau. Par contre, ils n’ont de ce fait pas beaucoup d’expériences négatives à partager (et tant mieux pour eux) et ne sont donc pas souvent à même de vous donner des pistes intéressantes pour votre propre bien-être.

Voici comment j’ai procédé pour me défaire de ces deux addictions. C’est une méthode très simple, et qui je pense peut fonctionner pour beaucoup de monde.

Généralement, pour lutter contre une addiction, on apprend à se forcer. Se forcer à s’en passer. Suivant la méthode classique, j’aurais dû m’empêcher d’aller sur Facebook même en en ayant envie (j’y allais trop. Plusieurs fois par jour !).

Et j’aurais dû m’empêcher de manger du Nutella (je n’en achetais pas souvent, mais quand j’en achetais j’en mangeais à m’en rendre malade. Même un gros pot était fini en 2 ou 3 jours à peine!).

Les méthodes anti-dépendance ne fonctionnent pas toujours

J’ai testé, pour arrêter, la méthode classique… en vain. Même si je parvenais à me passer de Nutella, j’en avais tout le temps envie.

Même si je parvenais à me passer de Facebook, j’avais toujours dans l’idée de m’y connecter.

C’était frustrant, rageant, ça me rendait nerveux. Bien sûr, si j’avais ressenti cela uniquement les deux premiers jours, ç’aurait été une réussite. Seulement ça ne passait pas. Et au final j’en retournais aux mêmes travers.

nutella addict

J’ai donc décidé d’inverser totalement la méthode. Dorénavant, je ne me limiterais plus du tout. Simplement, à chaque fois je m’observerais, et me demanderais non pas pourquoi je le fais, mais ce que cela m’apporte.

À chaque fois que je mangeais du Nutella, je me demandais si ça me faisais du bien. Quel effet je ressentais ensuite. Quel effet cela avait sur mon corps, ma digestion. Si je me sentais mieux après ou non.

À chaque fois que je me connectais à Facebook, je me demandais quelles choses réellement intéressantes et indispensables je voyais. Si cela m’aidait dans ma journée ou non. Quel effet cela avait sur ma concentration.

Etc.

Bref, je ne m’interdisais rien mais je m’observais attentivement.

Ainsi, j’ai pris de plus en plus conscience que tout cela m’apportait beaucoup, beaucoup moins de plaisir que je ne le pensais. Pire, j’en ressentais des états négatifs ! Esprit et corps moins léger, travail perturbé, manque d’apaisement…

homme au soleil

Je ne m’interdisais toujours rien et continuais à me permettre Facebook et Nutella. Mais à chaque fois j’y allais avec moins d’entrain, de façon plus hésitante. J’en ai eu de moins en moins envie.

Désormais, je ne me laissais plus aller comme avant. Non pas parce que je me l’interdisais, mais parce que j’en connaissais parfaitement les côtés néfastes, et savais que je n’en tirerais pas grand-chose.

Aujourd’hui ? Je m’alimente vraiment beaucoup mieux. J’ai totalement arrêté le Nutella 🙂 et tout un tas d’autres cochonneries. Quant à Facebook, je m’y rends de temps en temps pour des choses utiles, mais ne suis absolument plus addict.

Je ne prétends pas que c’est la méthode idéale et que cela fonctionnera pour tout le monde. Mais vous verrez qu’elle est assez efficace.

P.S. : il va de soi que cela ne vaut que pour les addictions ne mettant pas votre vie en danger. Si vous êtes addict à la vitesse en voiture, n’utilisez surtout pas la méthode inversée 🙂 Par contre, je pense qu’elle peut fonctionner chez certains fumeurs, ceux qui mangent trop gras, les geeks etc.

 

Se défaire de ses addictions est important. Mais si cela ne s’accompagne pas d’une recherche de développement personnel au quotidien, les mêmes difficultés pourraient revenir un jour. Pour en savoir plus sur le sujet, lisez mon article « Le secret d’une approche bien-être réussie : la démarche globale ».

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