Tabac, drogue, addiction : sortir de la victimisation – MAJ 12-01-23

Si vous n’avez pas d’envie réelle d’arrêter, je vous conseille de stopper votre lecture dès à présent et de ranger cet ouvrage. Peut-être (j’espère!) le reprendrez-vous plus tard. Si cela est confus dans votre esprit, si vous ne savez pas trop, vous pouvez bien entendu poursuivre la lecture… et prendrez alors une décision une fois le guide achevé.

Les idées préconçues qui empêchent d’arrêter de fumer

De nombreuses idées reçues existent et subsistent, dont on se sert pour se trouver des excuses. On peut noter les idées reçues sur le fait de fumer, et les idées reçues sur le fait… d’arrêter de fumer.

En réalité, ces deux types d’idées se valent et n’existent que pour pousser à continuer la cigarette. Tous les prétextes semblent bons ! Regardons-les d’un peu plus près…

Sur le fait de fumer

La victimisation

Etre dépendant de la nicotine a un côté « confortable » : on peut ainsi se dire que tout ceci, quelque part, n’est pas notre faute. « Je peux plus arrêter, maintenant » / « C’est vrai, je suis tombé dans le piège… ». Penser d’une telle façon revient à s’infantiliser.
On serait ainsi tombé dans le piège de la cigarette, comme si ce n’était pas nous qui faisions la démarche d’acheter nos paquets et d’en consommer le contenu jusqu’à la fin !

Il est très important de vous mettre dans un état d’esprit opposé. Faut-il culpabiliser ? Non, vous n’êtes ni coupable ni fautif. En fumant, vous ne faites pas de mal à autrui, uniquement à vous-même (à moins que vous n’enfumiez les autres). Fumer est un choix personnel : vous êtes adulte, personne ne vous force. Ne faites pas les choses à moitié. Soit vous faites le choix de fumer et l’assumez. Vous avez le droit, certes c’est un gros risque pour la santé mais vous en avez alors conscience et l’acceptez. Certains fumeurs sont ainsi : ils assument, et ne souhaitent pas arrêter : ils savent qu’ils mourront peut-être à cinquante ou soixante ans et sont d’accord avec l’idée.

No smoking

Soit vous souhaitez arrêter. Mais ne soyez plus entre les deux, fumer tout en vous répétant que c’est mauvais et qu’il ne faudrait pas. J’ai toujours eu du mal à comprendre les fumeurs tenant ce discours… « oui je sais, je devrais pas… ». S’ils ne « devraient pas », pourquoi le faire ? La cigarette ne provoque pas du tout une dépendance forte et physique comme celle liée aux drogues dures.

Dans la vie, certains évènements surviennent sans qu’on y ait une quelconque emprise : vous ne serez pas responsable si vous subissez un tremblement de terre ou si vous êtes atteint d’une maladie génétique. Il n’en est pas de même pour la cigarette.
Cette machine à cancer ne s’ingère pas insidieusement dans l’organisme pendant le sommeil. Pour l’obtenir, il faut se déplacer, payer (cher) et ensuite s’organiser pour la consommer, puisqu’on ne peut fumer n’importe où ni n’importe quand.

Personne n’est réellement victime du tabac

Personne ne vous oblige à fumer, pas même votre organisme ou votre subconscient. Certes, une partie du subconscient peut pousser à la cigarette, et le corps « drogué » peut demander sa dose de nicotine, mais cela ne vous rend en rien esclave du tabac.

Simplement, vous vous imaginez en être esclave (et donc victime). Un esclave n’ayant pas le choix de sa condition, cela rend donc, quelque part, innocent d’une telle situation. Chassez cette idée fausse ! Sans culpabiliser, dîtes-vous que vous êtes parfaitement responsable de ce qui arrive.

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La cigarette est un choix, votre choix. Partant de ce constat, vous pouvez dès lors prendre vos responsabilités, et faire le choix de vous passer de tabac. Et si vous n’êtes pas certain de cette décision et continuez de fumer, au moins faites-le dorénavant en tout conscience, en raisonnant comme un adulte : « Je fume par choix » / « Je décide de m’acheter ce paquet et de le fumer » / « J’ai envie d’une cigarette, donc je l’allume et la fume ». Voilà une démarche qui responsabilise. Cessez de vous dire « Je suis obligé de fumer sinon je ne parviens pas à bosser » ou « Il me faut une cigarette pour me calmer ». Ce sont des idées fausses ! De simples vues de l’esprit ! Que vous cessiez ou continuiez de fumer, faites-le désormais par choix.

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Nota Bene : J’insiste bien sur ce point : certains lecteurs, certaines lectrices ne sont pas certains de leur décision. Ils n’achèvent donc par leur lecture, ou bien l’achèvent mais sans vouloir vraiment arrêter. Si vous êtes dans ce cas, je vous engage donc à… continuer de fumer si là est votre décision, mais sans plus jamais vous voir comme une victime. Vous verrez, cela changera déjà tant ! Et vous serez dans un état d’esprit bien plus adéquat pour arrêter de fumer lorsque vous l’aurez décidé.

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