OUI, on peut avancer sans être réconcilié avec son passé !

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Récemment, je suis allé à une méditation de groupe, en petit comité. Les « exercices » étaient parsemés d’échanges et de discussions. Parmi nous, un professionnel du bien-être, pratiquant notamment le rééquilibrage des chakras. Au cours de la soirée, une de ses paroles me heurta.

« Dans la vie, on ne peut pas avancer tant qu’on ne s’est pas réconcilié avec son passé ». Je lui répondis que selon moi si, c’était possible, ce à quoi il répondit pour sa part « Oui, mais de travers ». Nous n’étions pas censés nous lancer dans des débats, surtout entre deux personnes (cela aurait mis le reste du groupe à l’écart). Je restai pensif suite à ce petit échange (qui avait été bien sûr amical et courtois). Et y resongeai quelques jours plus tard.

Pour tout dire, c’est un type de propos que je n’entends pas pour la première fois. Celui-ci traitait du rapport au passé, mais on peut entendre de nombreuses variantes. Cela peut avoir trait aux angoisses, au Moi, aux démons intérieurs, aux chakras. Pourquoi pas même au karma, au chemin de vie ou à tout thème propre au développement personnel. Il m’est régulièrement arrivé d’entendre dire (ou de lire) qu’il y avait des conditions indispensables pour avancer dans la vie, et que cela était d’une vérité absolue.
Voilà qui n’est pas du tout mon opinion, vous l’aurez compris… et j’aimerais vous expliquer pourquoi.

Les phrases toutes faites sont-elles des alliées du bien-être ?

J’aime plutôt bien les dictons et proverbes. Certains m’inspirent beaucoup. Pourtant, il faut également savoir parfois s’en méfier. À force d’entendre des phrases énoncées comme des vérités suprêmes, on en oublie tout raisonnement. Prenons-en un : « Il ne faut pas juger », ou « Il n’y a que la vérité qui blesse ». Ma foi, pourquoi pas. Mais est-ce si certain ? Et surtout, pourquoi ?

Si ces proverbes sont un base de réflexion, ils sont intéressants. S’ils sont énoncés tels des « dogmes », ils deviennent dangeureux (ou tout du moins contre-productif) car on s’interdit alors de penser différemment dès lors que la « vérité » est énoncée. Il en est de même pour les petites phrases de philosophes ou praticiens. Une phrase, aussi forte soit-elle, même prononcée par une personne ayant autorité en la matière… reste une phrase. Elle n’a de sens et de valeur que ce qu’on daigne lui porter, et surtout elle peut être raisonnée comme erronée.
Une phrase étant le point de départ d’une pensée, d’accord. Une phrase lancée tel l’un des dix commandements : méfiez-vous ! Prenez du recul et autorisez-vous à avoir une pensée dissidente.

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Chaque praticien (amateur ou pro) voit midi à sa porte…

C’est le cas pour tout un chacun, et pour moi également. J’aurais parfois tendance à penser « On ne peut développer son magnétisme autrement que par telle ou telle méthode ». Ou bien « Une personne ayant tel ou tel défaut ne peut se sentir bien dans son existence ». En réalité, les choses sont bien plus subtiles et complexes que cela. Plus on évolue, plus on multiplie les expériences, et plus on s’aperçoit que ce qu’on croyait vrai est en fait truffé de contre exemples. La vie est pleine de paradoxes, et on avance souvent de façon surprenante, en s’y prenant d’une façon mauvaise en apparence, et qui s’avère salvatrice. Prendre conscience de cela, c’est s’autoriser à briser des « règles » quand il le faut, et même, comme le dit Yoda, « Désapprendre ce que l’on a apprit », du moins en partie, du moins pendant un temps.
(Nota Bene : Yoda est un vilain plagiaire de Lao Tseu, du Bouddha et de tout un tas d’autres sages).

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Avancer droit, de travers ou en zigzag, est malgré tout avancer

Vous pensez avancer peu, ou mal, ou maladroitement ? Si vous pensez cela, c’est que vous constatez, à priori, que vous avancez dans votre existence, d’une façon ou d’une autre. Si tout va de travers dans votre vie, il est logique que vous avanciez un peu (ou beaucoup) de travers. Avancez-vous, évoluez-vous ? Oui ? Tant mieux. Et tant pis pour tous les faux pas, le surplace, les chutes. Certes, ce n’est pas une raison pour vous en contenter. Il faut toujours aller vers le mieux et se perfectionner. Mais quoi qu’il en soit, n’entrez surtout pas dans le schéma « J’avance mais pas comme je l’aurais désiré, donc j’abandonne ». Un pas en avant, aussi petit soit-il, doit être accueilli comme une bénédiction (et je pèse mes mots). Un petit pas en apparence peut-être un grand pas pour votre Moi.

Par ailleurs, n’oubliez pas que dans la vie de nombreux éléments correspondent à des blocages, des déclics, des déclencheurs. Les rapports de causes à effets paraissent parfois absurdes ! Si vous faites un blocage pour aller à la boulangerie, parvenir à débloquer cela créera peut-être bien un imperceptible enchaînement qui vous fera changer de travail, ou de lieu de vie.

Chercher LA condition à atteindre est le prétexte pour ne jamais se dépasser

…Et considérer qu’on avance un peu « n’importe comment » en est un autre. On se dit qu’il nous manque tel élément essentiel, ou tel autre, et que pour se permettre de se lancer dans un projet on doit d’abord résoudre un souci parfois irrésoluble. Ou en tout cas irrésoluble dans l’immédiat. De fait, on garde bonne conscience et on s’enfonce dans la paresse spirituelle et/ou intellectuelle, en se disant que tout ça n’est pas notre faute. Par exemple, on se dit que tant qu’on aura des crises d’angoisse, on ne pourra pas rencontrer quelqu’un. On se refuse donc de faire des rencontres et on finit plus ou moins par attendre le jour bénit, pour peu qu’il survienne, où ces crises seront dépassées.

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« Avancer » : un terme allégorique qui a ses limites

L’image d’une personne qui marche est assez illusoire. Lorsqu’on avance dans la vie, ce n’est jamais totalement parfait. Disons que TOUT n’avance jamais en même temps. On ne peut pas à la fois calmer sa nervosité / développer son intelligence / réussir ses projets / rencontrer l’amour / ne plus avoir de complexes etc, etc. Ou alors vraiment très rarement.

Cherchez la situation parfaite : jamais vous ne la trouverez. Il faut donc se résoudre à chercher l’amour tout en ayant des complexes, à réussir un projet dans le doute, à devenir plus zen sans améliorer sa situation sociale dans le même temps, etc.

Si on devait rapporter cela à une image, c’est comme si votre main avançait mais pas vos pieds, le membre se détachant du corps. Et même là, l’image reste limitée. Cessons donc de nous trouver des excuses et avançons dans nos vies, même en ayant le sentiment qu’on avance peu, mal ou de travers. Coûte que coûte et quoi qu’il nous en coûte !

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