Une pratique de bien-être est-elle une fin en soi ou un moyen ?

Comme vous le savez, je pense que le magnétisme, ainsi que différentes techniques de bien-être, sont utiles d’une façon globale et générale. Pour se calmer et se sentir mieux, bien sûr, mais pas uniquement. Le monde du développement personnel est tout aussi utile pour mener ses projets à bien, apprendre mieux, communiquer bien… et également réfléchir. En fait, on peut considérer toutes ces techniques à la fois comme une fin et comme un moyen.

Personne perplexe

Comme une fin en soi : car se sentir bien, sert déjà… à se sentir bien, tout simplement. Le bonheur et la plénitude se suffisent à eux-même. Que demander de plus ?

Comme un moyen de construire quelque chose : car le stress, les complexes, le manque de concentration etc. nous empêchent de réfléchir et d’agir efficacement. En se sentant mieux, que ce soit en fréquentant un magnétiseur, en pratiquant du yoga, de la méditation ou par tout autre moyen, on a de bien meilleures bases pour évoluer. On peut alors faire des projets, pratiquer un art, réfléchir différemment, se bâtir peu à peu une autre existence, etc.

Certains amateurs et praticiens tombent dans ce piège : ils considèrent uniquement leur pratique comme une fin en soi. De fait, ils s’y complaisent de plus en plus, jusqu’à fuir le monde réel pour se réfugier dans leur pratique favorite, dont ils deviennent alors dépendants. Le tout est de parvenir à trouver le juste milieu entre les deux approches (fin, et moyen), qui plutôt que s’opposer se complètent. Pour mieux comprendre, voyons tout d’abord de plus près un enseignement de la sagesse orientale…

Tao, bouddhisme : accomplir un acte et savoir s’en contenter

Je suis debout, je marche. Chaque pas est lent et réfléchi. Je ne pense pas à mon point d’arrivée. Je n’ai ni point d’arrivée, ni destination. Je me contente du pas que je fais, qui se suffit à lui-même, sans songer au pas suivant.

Je médite. Cette méditation me permet de faire le vide, de me sentir bien. Je n’en attends pas un résultat particulier. Je ne songe pas à l’après-méditation, je ne compte pas sur cette méditation pour m’apporter quoi que ce soit d’autre dans l’immédiateté. Cette méditation se suffit à elle-même, je n’ai besoin de rien d’autre.

Je mange. Je considère mon plat, je le sens. Je positive cet acte en toute conscience. Je ne pense à rien d’autre, je me contente de manger.
Etc, etc.

Pratique taoiste

La sagesse orientale enseigne tout cela, en passant par de nombreux autres actes. Mais comme vous le voyez, le principe de base reste toujours le même. C’est de cette façon qu’on apprend (ou qu’on réapprend) à être dans l’instant présent, et non pas dans l’attente. On fait en somme l’inverse de ce que notre quotidien a tendance à exiger de nous… et c’est pour cela que les bienfaits sont importants !
Lorsqu’on n’est pas dans l’attente, par exemple, un quart d’heure de méditation est toujours positif. Si après coup on ne parvient pas forcément à bien se calmer ou se concentrer (ça arrive), on n’est pas déçu malgré tout, car on a médité pour le plaisir de méditer. On a alors considéré cet état comme une fin en soi.

PNL, thérapies nouvelles, stages de découverte de soi : se renforcer pour mieux avancer

Bien d’autres techniques et disciplines partent d’une approche orientale pour y mêler une approche occidentale, basée sur une recherche d’évolution et de résultats. La PNL, notamment, est emblématique de cela, car tout est basé sur l’efficacité : pouvoir réaliser ses objectifs, mieux faire passer ses idées et se faire comprendre, etc. Les stages et ateliers sont basés sur des valeurs plus profondes : redécouvrir son être intérieur, se construire un projet de vie, ne plus se laisser déprimer par l’échec…

Technique de PNL

Ici, toutes ces approches sont donc considérées comme des moyens. On ne pratique pas juste pour le plaisir de pratiquer, mais aussi et surtout pour que le quotidien se passe mieux, et que l’on réussisse des initiatives que l’on avait tendance à échouer auparavant. Il peut même arriver que certains exercices soient pénibles, qu’importe alors puisqu’on se concentre sur le résultat.

Moyen et fin en soi : assimiler les deux approches en tant que magnétiseur (ou en simple aventurier du mieux-être)

Pour ma part, je considère que le magnétisme est une pratique trouvant le juste milieu entre les deux approches. C’est d’une part une technique pour aider l’autre (et s’aider soi-même) à se calmer et se sentir mieux, et d’autre part une façon d’évoluer dans la vie, d’être mieux armé face à toutes ses épreuves. Mais chacun voit midi à sa porte… n’est-ce pas ?

Ce qu’il faut conclure de tout cela, c’est qu’il n’y a pas, dans l’absolu, une approche à favoriser plus qu’une autre. Les deux sont excellentes, elles se complètent, l’une agit par rapport à l’autre et vice versa, tel un symbole Yin Yang. Si vous êtes toujours dans l’approche « moyen », vous serez trop dans l’attente d’un résultat et ne vivrez jamais l’instant présent. Si vous êtes trop dans l’approche « fin en soi », vous resterez dans votre petit monde confortable et n’affronterez jamais la réalité. Le secret est donc de comprendre les deux approches et de les utiliser intelligemment, sans hésiter à prendre du recul de temps à autre pour vérifier que vous êtes bien sur le bon chemin.

À vous de jouer !

Nota Bene : Il est à noter qu’en certaines périodes de l’existence, il peut être utile de se concentrer, pour une période limitée, sur une seule des deux approches. Par exemple, il arrive qu’en cas de forte période de stress, la solution consiste à méditer beaucoup, sans songer à quoi que ce soit d’autre. Puis, une fois que l’on est sorti de cette période (au moins en partie), faire le point afin d’évoluer, et mettre différentes choses en place afin de ne plus subir autant de soucis psychologiques.

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