Les mots créateurs d’énergies positives ou négatives – MAJ du 12-01-23

Le choix des mots est plus important qu’on ne le croit. Ils déclenchent en nous différentes énergies qui peuvent inspirer ou décourager…

Notamment, de nombreuses expressions pompent l’énergie positive : « ça me gonfle », « ça me tue », « c’est saoulant », etc. Ces expressions sont vectrices d’angoisse et de stress. Dans une conversation, elles sont cassantes et nuisent aux rapports cordiaux. Surtout si vous les utilisez pour un oui ou pour un non. Comme nous l’avons vu précédemment, le langage imagé peut pourtant être efficace. Un bon exercice consiste à lister les expressions cassantes qu’il vous arrive d’employer et de les remplacer par des expressions positives et imagées.

Ça me gonfle : ça me booste. Ça me tue : ça me donne de la vitalité. C’est saoulant : c’est grisant. Etc. Il ne s’agit pas de dire « ça me booste » lorsque quelque chose vous ennuie. Il s’agit de vous empêcher de dire « ça me gonfle » pour ne pas communiquer votre négativité et saisir chaque moment de positivité en le matérialisant par une expression (cessons de souligner ce qui ne va pas… soulignons plutôt ce qui va bien !).

Le choix des mots créent des projections mentales chez l’interlocuteur

Un piège à éviter dans les compliments imagés : comparer un élément avec un second plus positif que le premier. Cela a pour effet de dévaloriser l’élément comparé, alors que l’on souhaitait au départ le valoriser.

Exemples :
« Ce paysage est si beau qu’on se croirait en Nouvelle-Zélande »
« Il écrit aussi bien que Stephen King »

Dans le premier cas, on sous-entend que ce serait mieux d’être en Nouvelle-Zélande plutôt qu’ici… et que la seule et unique valeur du paysage présent est de se rapprocher d’un paysage de Nouvelle-Zélande.
Dans le second cas, on estime au fond que l’auteur n’a pas de style propre. Et que ce qui pourrait lui arriver de mieux serait d’imiter le style de Stephen King !
Avec ce type d’expression, on obtient donc l’inverse du message souhaité.
D’autres images fonctionnent bien mieux. Comme par exemple « Ce paysage est un vrai petit paradis », ou « Il a vraiment le style d’un très bon auteur de thriller ». On évite ainsi toute dépersonnalisation de l’élément à mettre en valeur.Des mots négatifs à consonance positive ?

Voici l’antithèse du chapitre précédent… Car oui, il est utile de rappeler que certains termes négatifs peuvent amener du positif ! C’est le cas pour quatre types de communication :

1- L’argot

De nombreux termes argotiques, pris au sens premier du terme sont parfaitement négatifs. Et se réfèrent pourtant à des éléments positifs. Par exemple, « ce film est une tuerie » signifie « ce film est génial ». On pourrait penser qu’utiliser le terme « tuerie » met forcément dans un état d’esprit négatif, or il n’en est rien. Car bien sûr, ce mot est radicalement détourné de son sens premier. Il n’est donc pas gênant d’employer de telles expressions, tant qu’elles sont comprises.

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2 – L’art et la culture

L’art a cette particularité d’explorer des domaines parfois négatifs. Lorsque l’on parle, par exemple, de son ressenti face à un tableau, on peut employer des termes tels que « cet aspect est angoissant » ou « ces formes sont monstrueuses et glauques » tout en laissant entendre qu’on aime ce tableau et qu’on prend plaisir à le regarder. Dans un autre domaine, le cinéma peut nous montrer des séquences horribles (films d’horreur…) qui font frissonner de plaisir.

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3 – Une situation problématique au dénouement heureux

Ce point est sans doute le plus important : dans une communication efficace, vous pouvez employer des termes négatifs pour un dénouement positif. En fait, les termes négatifs utilisés en premier lieu viendront renforcer le positif de la conclusion.

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Exemple : pour conter un défi personnel. Le mois dernier, vous aviez prévu un week-end randonnée au cours duquel vous monteriez en haut d’une montagne difficile à atteindre (fort dénivelé, conditions rudes)… parti en retard, vous avez dû revenir sur vos pas pour prendre du matériel oublié. Vous avez eu des douleurs musculaires, et en plus vous êtes trompé de chemin deux fois. Au final, vous êtes malgré tout parvenu à remporter le défi.

Voyez comme de nombreux éléments négatifs peuvent servir une cause positive. Si on n’en fait pas trop (il ne faut pas exagérer les situations vécues, ni mentir), plus les embûches rencontrées ont un fort potentiel négatif, mieux le positif du dénouement s’en ressent. De plus, ainsi vous parlez vrai, sans nier vos faiblesses et difficultés.

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