« Quel monde pour mes enfants » : zoom sur une idée reçue

« Quel monde vais-je donner à mes enfants ? », ou bien « Quel monde allons-nous laisser à nos enfants ? ». J’entends régulièrement cette phrase (et tous ses dérivés) depuis quelques années. Bien plus encore depuis quelques semaines. Généralement, on l’attribue à un discours écologique. Plus récemment, on la lie au terrorisme.

Si vous aussi avez-vous pensé ou prononcé cette phrase… Hem… Auriez-vous vécu dans une grotte ces cinquante dernières années ? Si oui, alors cette réaction est pardonnable. Dans le cas contraire, je vous invite à faire 3 constats :

. Cela fait bien longtemps que notre monde vit au rythme de massacres réguliers, fomentés aux quatre coins de la planète. Crimes de guerre, exécutions, attentats. Sur les dernières décennies, il n’est pas rare qu’un seul massacre fasse plusieurs centaines de morts, si pas plusieurs milliers.

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. Regarder les infos est décidément d’une utilité très limitée. Depuis des années vous entendez parler de tous ces massacres, et ces informations répétées et encore répétées ne vous avaient toujours pas fait prendre conscience de la situation. Il aura fallu que le mal frappe à nos portes pour que vous compreniez enfin. Je ne vous en blâme pas. Simplement, constatons ensemble que l’info généraliste ne nous permet pas spécialement de mieux comprendre les mécanismes de notre société.

. Nous vivons au cœur d’un univers complexe. Le mal n’est jamais absolu, quel que soit sa force. Le bien n’est jamais absolu, quelle que soit son étendue. Lorsqu’une crise survient, ou un enchaînement de drames, on a l’impression que c’est la fin du monde. Que tout est foutu, qu’il n’y a plus rien à sauver. Et puis… le temps passe, le gros des émotions s’estompe et on reprend ses esprits. On s’aperçoit alors que tout en ce monde est très relatif. Que ce qu’on pensait être une finalité n’est qu’en fait qu’une étape. Certaines étapes sont joyeuses, d’autres douloureuses : ainsi va la vie. Songeons à ce qu’ont dû imaginer celles et ceux ayant vécu la première ou la seconde guerre mondiale. Pour eux, bien plus encore, tout semblait sans doute terminé. La plupart a pourtant courageusement fait face à ces épreuves (que faire d’autre ?). Et s’en sont sortis. Là encore, tout ceci n’était qu’une étape. Elle a été fatale à certains, certes. Elle a été fort douloureuse, bien sûr. Mais ce n’était jamais qu’une étape, et qui demandait donc à être franchie.

« Quel monde vais-je donner à mes enfants »
La question est pourtant fort intéressante. À condition de lui donner du sens. Si on la prononce avec fatalisme, c’est alors juste une parole désespérée. Une question qui en a la forme mais pas le fond, et dont on ne cherche nullement la réponse.
Si on la prononce comme une vraie question, cela prend une toute autre dimension. N’oubliez pas que le monde est complexe : sauf en cas d’apocalypse (ce en quoi je ne crois pas) il y aura toujours à travers les continents des horreurs, des joies, des peines, des raisons d’être heureux ou malheureux. Pour vivre dans un monde orienté bien-être ou orienté mal-être, cela dépend essentiellement de deux éléments :

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– L’état d’esprit. Certes, tout dans la vie n’est pas question de mental. Néanmoins, ce facteur est considérablement plus important qu’on ne le pense. La façon dont on vit les évènements est plus important encore que les évènements eux-mêmes. Soyez stressé, pessimiste, et vous transférerez ce stress et ce pessimisme à votre enfant. Ayez de la joie de vivre, ayez confiance en l’existence, et c’est cela que vous lui transmettrez à la place.

– Les actes et l’organisation. Car le bien-être n’est pas qu’une question d’instant présent. Cela s’organise, cela se met en place peu à peu. Il y a le lieu dans lequel on décide de vivre, puis la façon dont on organise ce lieu de vie. Il y a ce que l’on décide d’y faire, et de quelle manière. Chaque étape compte, et tout ceci ne dépend pas tant du destin ou de la fatalité que de notre volonté propre.

Offrons un beau monde à nos enfants, coûte que coûte. Qu’est-ce qui nous en empêche ?

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