Termes négatifs : quelle valeur accorder à l’anti-méthode Coué ?

Lorsque la pression est trop forte, il n’est jamais bon de la garder pour soi. On l’extériorise alors de différentes façons, qui peuvent apaiser l’esprit, ou au contraire faire empirer les choses.

Les trois « évasions » face à un mal-être exerçant une pression trop forte

paroles-negatives

On peut…

. Avoir un comportement extrêmement nerveux, néfaste. Parfois même, certains extériorisent leur mal-être d’une façon dangereuse pour elles ou leur entourage. Surtout pour elles-mêmes… On cherche à s’évader dans quelque addiction ou mauvaise habitude. Bien sûr cela ne résout rien, au contraire. Parfois cependant, cela peut produire une sorte « d’électrochoc » qui remet les idées en place, et incite à se mettre sur un autre chemin.

. Sortir, passer à un tout autre domaine que celui qui nous préoccupe. Décompresser, faire du sport, se dépenser, prendre l’air. C’est généralement très efficace. Il ne faut toutefois pas que cela soit adopté comme une fuite constante. Et surtout, il arrive qu’on soit dans un état trop extrême pour parvenir à le faire.

. Enfin, de façon bien plus simple : exprimer son mal-être par de mauvaises pensées ou mauvaises paroles. Si on se confie à quelqu’un, cela peut faire beaucoup de bien. Il faut prendre garde à qui, et veiller à ne pas imposer constamment son mal-être, ni radoter. Vous avez sans doute déjà croisé ces gens qui parlent de leur malheur du soir au matin, sans que cela leur fasse beaucoup de bien. Se confier peut donc être positif, mais il faut savoir doser, et choisir.

Des mots en nous… qui ne nous ressemblent pas, qui ne sont pas notre « Moi » profond

On peut également exprimer son mal-être à soi-même. C’est ce qui arrive souvent. Des pensées folles nous assaillent. Envies de détruire, de tuer, de se tuer soi-même. Qui s’exprime également par des mots que l’on marmonne… « je vais te tuer », « crève ordure », « je voudrais que tu crèves », etc. On est alors effrayé par ses propres pensées. Prononcer de tels termes, c’est un peu l’anti méthode Coué. La méthode Coué consiste à prononcer des paroles positives, là ce sont des mots négatifs.

Que penser de toutes ces formules positives ? Elles peuvent faire du bien. Seulement, si on pense le contraire de ce que l’on dit, elles ne servent pas à grand-chose. Pire, elles perdent peu à peu tout leur sens. Un mot positif doit être chargé d’émotions, de magnétisme, de belles pensées. Ainsi, on le renforce considérablement. Si le mot ne s’accompagne d’aucune intention, le prononcer sans arrête sera d’un intérêt très limité.

termes trop negatifs

Quand extérioriser le mal-être permet d’éviter le pire

Nous avons tous une part d’ombre. Nous avons tous en nous le mal, la violence, la volonté de nuire. La plupart d’entre-nous parvient à maîtriser ce mal. Le problème est de ressentir de mauvaises pensées sans jamais pouvoir les exprimer de quelque façon que ce soit. La pression grandit, grandit… et finit souvent par exploser. Ce qui occasionne les « pétages de plombs ». Généralement une crise de nerfs, une dépression, une plongée dans une addiction. Bien plus rarement, des actes violents et répréhensibles. Pas de panique, je répète que ces cas sont rarissimes. Ceci dit, remarquons que bien des personnes ayant commis des crimes impulsifs ou passionnels n’étaient pas réputés malsains par leur entourage. Aussi, j’affirme que prononcer des mots négatifs, dans sa tête ou à haute voix, donne l’occasion de décompresser, de se libérer d’un trop-plein de négatif.

Marmonner pour soi un désir de violence, c’est justement le moyen d’éviter cette violence. C’est bien pour cela que les termes négatifs, dans la grande majorité des cas, ne restent que des mots. Prononcer un mot permet de se libérer de l’acte qui y est lié. Cela peut être d’ailleurs pour le meilleur (on évite ainsi tout comportement déviant) ou pour le pire (on parle sans cesse de réaliser tel ou tel beau projet sans jamais s’y mettre).

limite de methode coue

Nous sommes un peu dans les conseils qui prennent le contre-coup de nombreuses méthodes. Dans le monde du développement personnel, on est au contraire invité à positiver, sourire, rire, se détendre. Certes ! Du reste, en tant que magnétiseur, je conseille également, face à ce mal, des méthodes de bien-être liés aux énergies, à la méditation, aux chakras… Comme par exemple l’exercice du Tension-détente. Je considère cependant que trop de méthodes bien-être ne sont pas suffisamment ancrés dans la réalité. On ne doit pas se priver de prononcer les mots négatifs que l’on a en soi. Même des termes effrayants et condamnables. Il faut simplement veiller :

. À ce que cela ne soit pas prononcé n’importe quand, ni n’importe comment. Il va de soi que cela ne doit pas se traduire sous la forme d’une menace directe. Si vous souhaitez du mal à quelqu’un, n’allez pas le lui dire.
. À ce que cela soit compris dans un « programme ». Se libérer de ses termes négatifs en les prononçant ? Oui. Mais dans un premier temps seulement. Dans un second temps, il faut prendre soin de soi et des autres, et travailler sur tout ce qu’il y a de beau en son âme : l’attention, la bienveillance, les pensées positives.
. À ne surtout pas en faire une obsession. Se complaire dans le négatif risque de vous faire devenir dépendant des pensées négatives. Cela doit donc uniquement survenir comme exutoire.

Si vous êtes assailli d’horribles songes, n’en faites pas de complexes et laissez ces songes s’exprimer un peu de temps à autres. Vous vous sentirez mieux après et pourrez mieux travailler à vos projets, ainsi qu’à d’autres techniques de développement personnel comme le fait de vous couper des ondes négatives ou de méditer.

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