Les praticiens bien-être sont-ils des dépressifs ?

Une personne qui sourit ou qui vous accueille aimablement, c’est agréable mais ce n’est qu’une apparence. Les apparences sont-elles trompeuses ? Parfois, parfois pas. Ce qui est frappant, ce sont tous ces discours de développement personnel sont orientés « apparences ». Comme un message commercial : quelque chose de trop travaillé dans la présentation, le ton, l’habillage.

Il arrive qu’on en ait un sentiment étrange : le sentiment de se faire avoir, manipuler. C’est là que la méfiance entre en jeu : dans l’univers (au sens très large du terme) de la spiritualité, les manipulateurs sont fréquents !

Il y a beaucoup à dire sur le sujet, mais j’aimerais ici résumer le propos. Car au final, il y a comme plusieurs paradoxes…

– Certaines personnes n’en ont STRICTEMENT rien à faire du développement personnel et toute pratique, liée de près ou de loin au bien-être, les laisse froid. Il arrive même qu’ils s’en moquent gentiment.

– D’autres ont une passion pour le yoga, la méditation ou le magnétisme, et semblent plutôt mal dans leur peau.

– D’autres encore sont des « pros » du milieu. Ils exercent en cabinet, écrivent, vendent des méthodes, tout en accompagnant leur discours d’une image très « proprette ». Comme si l’on avait affaire à des « êtres accomplis », presque des sortes de Bouddhas.

Face à cela, tout ne semble pas parfaitement cohérent. Le pire, c’est quand le praticien se « trahit » sans le vouloir. Soudain, on perçoit chez lui une tare, tel une forte nervosité, une intolérance, une colère intérieure… Ce qui trouble encore plus.

A-ton pour autant affaire à des charlatans ?

Le monde ne serait-il qu’une vaste mascarade ? Et cette société un océan de manipulateurs, dans laquelle chacun mentirait à qui mieux-mieux ?

Heureusement non, cette planète n’est pas du tout si « méchante ». C’est surtout l’être humain qui est complexe, et effectivement bourré de contradictions. Et les humains, ce n’est pas « eux ». C’est toi qui lis cet article, moi qui l’écris, et tous les autres !

Inutile de se croire toujours si « différent », ne fuyons pas nos défauts.

De mon point de vue, il faut faire la part des choses entre contradictions logiques et contradictions cachées.

Du côté des contradictions logiques…

Lorsque tout va bien, il n’y a aucune raison, à priori, pour se lancer dans quelque pratique de bien-être que ce soit. Ce n’est pas pour autant que ça ne se fait jamais. Il y a des gens à la base très « zen » qui s’inscrivent à un cours de Reiki ou se mettent à apprendre la méditation. Ceci dit, bien souvent, le praticien amateur lie (consciemment ou non) sa pratique à une souffrance. Se lancer, par exemple, dans un stage d’acceptation de soi se fait alors en réaction à un manque de confiance en soi. Un passé douloureux, des complexes, une timidité excessive, ou quantité d’autres problèmes (déprime chronique, idées noires…). Comme on peut le voir, cette contradiction n’en est pas vraiment une. L’essentiel est la façon dont on gère ce qu’on étudie :

. Soit on s’en sert comme un tremplin, à expérimenter au quotidien de façon pratique et concrète.

. Soit on « s’enfonce » dans une pratique, toujours plus et plus, ce qui devient alors une fuite. Ce n’est plus qu’un pansement pour empêcher une plaie de couler.

Du côté des contradictions cachées…

Certaines personnes sont le contraire de ce qu’elles prétendent. Presque des sortes de « Docteur Jekyll & Mister Hyde ». Elles parlent sans cesse de respect, de mieux-être, d’ouverture d’esprit… Et en réalité veulent surtout « en imposer ». Pourquoi ? Pour avoir un ascendant sur son prochain, pour être admiré, pour flatter son ego, et/ou pour vous vendre quelque chose. Les beaux discours sont un bizness, et certains beaux parleurs de sacrés bizness men (les Zététiciens en débusquent quelques-uns de temps à autre 🙂 ). Ceci dit, là encore il ne faut pas faire de jugement trop hâtif, et on peut encore distinguer 2 cas :

. Le thérapeute, par exemple, ayant une certaine fragilité qu’il tente de masquer par pudeur et professionnalisme, afin de ne pas mélanger passé, présent, vie personnelle et vie professionnelle.

. Le praticien se donnant l’apparence d’une personne extrêmement mûre, apaisée et accomplie, et en fait n’acceptant pas le débat, tout en ayant au final une démarche très commerciale.

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Quoi qu’il en soit, un élément est certain : il n’est pas du tout anormal de souffrir d’un trouble (dépressif ou autre) tout en étant adepte d’une méthode de bien-être. Il suffit de se pencher sur la question pour s’en rendre compte : tout cela est logique. J’espère que cela vous aura éclairé sur cette apparente contradiction.

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